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Nous devons préserver les lieux de la création
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Nous devons préserver les lieux de la création
Jean-Luc Lagarce
dixit, atelier de création ou la parole donnée à.
Pour ce sixième numéro, la parole donnée à trois braqueurs de sens, trois poètes qui viennent maculer de rouge le drapeau blanc d’une époque en berne : l’incarnat de la honte pour Laurent Jarfer, le rouge profond de l’affliction pour Benjamin Alexandre et le rouge saignant pour Matthieu Marie-Céline qui a finalement préféré la poésie au cannibalisme.
Il est essentiel de préserver les lieux de la création comme celui que vous tenez ouvert. Il est essentiel qu’ils soient toujours ouverts. Sans en faire pour autant un défi ou un pari impossible, et risquer d’être entaché d’erreurs par de l’orgueil missionnaire, finir par se gargariser en petit comité comme cela tend à se répandre. Sans s’adonner pour autant au terrorisme artistique, revendiquer le monde entier comme le lieu de la création. Il l’est déjà. Là n’a jamais été le problème. Préservons les lieux de la création pour l’échange, pour le partage des inquiétudes et des sourires.
dixit encore, n°6, malgré le désintérêt du grand public pour la poésie (reste le petit public), malgré les lois comptables, pour la parole, son élan et ses secrets. Pour un monde interpole.
Pour ce sixième numéro, la parole donnée à trois braqueurs de sens, trois poètes qui viennent maculer de rouge le drapeau blanc d’une époque en berne : l’incarnat de la honte pour Laurent Jarfer, le rouge profond de l’affliction pour Benjamin Alexandre et le rouge saignant pour Matthieu Marie-Céline qui a finalement préféré la poésie au cannibalisme.
Il est essentiel de préserver les lieux de la création comme celui que vous tenez ouvert. Il est essentiel qu’ils soient toujours ouverts. Sans en faire pour autant un défi ou un pari impossible, et risquer d’être entaché d’erreurs par de l’orgueil missionnaire, finir par se gargariser en petit comité comme cela tend à se répandre. Sans s’adonner pour autant au terrorisme artistique, revendiquer le monde entier comme le lieu de la création. Il l’est déjà. Là n’a jamais été le problème. Préservons les lieux de la création pour l’échange, pour le partage des inquiétudes et des sourires.
dixit encore, n°6, malgré le désintérêt du grand public pour la poésie (reste le petit public), malgré les lois comptables, pour la parole, son élan et ses secrets. Pour un monde interpole.

