rendez-vous nombreux le mardi 1er décembre
à la Loupiote - 19h
39, Rue Réclusane 31300 Toulouse
métro Saint-Cyprien
Programme:
PARTIE I :
19h30 : Serge Pey : Présentation + lecture inaugurale
19h45 : Marc Perrin : Avec monsieur M. (poème publié dans le n°7 de la revue Dixit), lecture.
20h05 : Laurent Jarfer : Si nous sommes inutiles c’est pour être dangereux suivi de l’Hommage à Anna Politkoskaïa et aux journalistes russes (poème publié dans le n°6 de la revue Dixit), lecture/performance.
20h30-20h45 : pause.
PARTIE II :
20h45 : Florilège de textes et d’auteurs publiés dans la revue Dixit depuis son numéro 1 paru en 2005, lectures croisées.
21h15 : Sourdines (poème publié dans le n°7 de la revue Dixit), Laurence Barrère, accompagnée par Matthieu Marie-Céline et Anthony Clément, lectures croisées.
21h45-22h00 : pause.
PARTIE III :
22h00 : Benjamin Alexandre : Marigny (rewind-play-forward) (poème publié dans le n°6 de la revue Dixit), lecture accompagnée par Jérémy Chevet de l’association Le ventre, musicien
22h30 : Pierre Hunout : La traverse (poème publié dans le n°5 de la revue Dixit), lecture accompagnée à la batterie par Théo Teboul.
Il faut ôter son costume de lecteur pour lire la poésie de Thierry Metz, redevenir manœuvre dans le bruissement de sa propre langue, désapprendre le rythme et se confondre au silex que l'on veut dégrossir ou à l'arbre que l'on veut émonder. Il faut une paire de mains solides pour lover la parole de Thierry Metz, des mains carrelées, sculptées à même le sol, des mains suffisamment enfouies dans le réel pour pouvoir soutenir le poids qu'abrite la moindre virgule suspendue aux nombreux carrefours de sa langue. Il faut une voix de cordonnier pour chausser l'aube qui résonne dans chacun des mots de Thierry Metz, une voix de cordonnier sans bottes ou bien de serrurier sans clef. Il faut savoir se pencher un peu pour dire le poème de celui dont les silences creusent encore des alcôves au sommet de nos gorges. Ne serait ce que pour épouser la diagonale de ce refrain sans cesse tourné vers le fonds de son puits sans pour autant verser dans l'habile sensiblerie des ménestrels. Il faut enfin, Thierry, ne jamais renoncer à habiter cette cible que d'autres ont déjà traversée, oubliant au passage qu'aller au-delà des choses, c'est déjà les avoir oubliées.
Benjamin Alexandre
c'est dans cette optique, que Benjamin Alexandre et Matthieu Marie-Céline essaieront le 5 Mars dès 19h30 à Terra Nova, de partager au travers de la lecture intitulée « Thierry Metz: un homme qui penche » (basée autour d'un choix d'extraits tirés de « Lettres à la bien-aimée », « L'homme qui penche » et « Journal d'un manœuvre »), la luminosité de l'œuvre hélas trop méconnue de Thierry Metz.