AàA: Appel à Auteurs

Soucieux d'élargir les rangs de son orchestre verbivore, le collectif de poètes dixit est à la recherche de nouvelles voix. Alors, que votre tessiture soit électrique, végétale ou baroque (qu'importe le timbre, pourvu qu'il y'ait ivresse!), n'hésitez pas à vous manifester sur notre boîte mail : collectifdixit@gmail.com ou par voie postale à l'adresse suivante: Service de Gestion des Manuscrits, Association Dixit, 6/8 place du Pont-neuf, 31000 ToULoUSe!

mardi 23 septembre 2008

Editorial dixit n°6, par Anthony Clement

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Nous devons préserver les lieux de la création

Jean-Luc Lagarce

dixit, atelier de création ou la parole donnée à.

Pour ce sixième numéro, la parole donnée à trois braqueurs de sens, trois poètes qui viennent maculer de rouge le drapeau blanc d’une époque en berne : l’incarnat de la honte pour Laurent Jarfer, le rouge profond de l’affliction pour Benjamin Alexandre et le rouge saignant pour Matthieu Marie-Céline qui a finalement préféré la poésie au cannibalisme.

Il est essentiel de préserver les lieux de la création comme celui que vous tenez ouvert. Il est essentiel qu’ils soient toujours ouverts. Sans en faire pour autant un défi ou un pari impossible, et risquer d’être entaché d’erreurs par de l’orgueil missionnaire, finir par se gargariser en petit comité comme cela tend à se répandre. Sans s’adonner pour autant au terrorisme artistique, revendiquer le monde entier comme le lieu de la création. Il l’est déjà. Là n’a jamais été le problème. Préservons les lieux de la création pour l’échange, pour le partage des inquiétudes et des sourires.

dixit encore, n°6, malgré le désintérêt du grand public pour la poésie (reste le petit public), malgré les lois comptables, pour la parole, son élan et ses secrets. Pour un monde interpole.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai acheté la revue n°6 samedi dernier Elle me plait Et le petit public que je suis en a même parlé à d'autres petits publics

benjamin a dit…

merci de ton intérêt et ce de la part du collectif. Si tu souhaites être au courant des prochaines lectures-rencontres, publications, bref de la dynamique dixit, tu peux nous faire parvenir ton adresse mail, nous t'enverrons régulièrement des infos.

et merci aux autres petits publics.
Anthony

"Toujours après coup, j'improvise.
Toujours après coup, le monde se révise" (A.Jouffroy)

Francine a dit…

Petit public, je n'utiliserai pas les balises, je le dirai en termes non cryptés, tout ce qui est poésie m'interpelle, tout ce qui est novateur me rend curieuse, je suis là, c'est tout.

RS a dit…

Saint Clément comédien et martyr! Vous en faites des tonnes!! Si vous êtes poète tant mieux pour vous, cette qualité se fait rare de nos jours. On a l'impression que vous voulez incarner à vous tout seul toute l'histoire de toute la poésie de tous les pays DU MONDE ENTIER, du présent, du passé comme du futur.
Pourquoi parler autant de la poésie? Le poète, s'il est poète, doit oublier le nom même de poésie pour se tourner vers l'essentiel, la vie et la nécessité. Le poète, le poème (qui est, certes, un legs) , sont les enfants de la nécessité, LA NECESSITE bordel!!!!!!!!!!! Autrement dit, ce qui m'intéresse moi, c'est le monde, avec ses mutations. On est seul face au monde, partagé entre l'émerveillement et la peur. Parler du monde c'est ça la poésie. Parler de la poésie c'est vouloir parler de soi avec la poésie comme excuse. On s'en branle de la poésie.

collectif dixit a dit…

C'est de cette nécessité qu'est né Dixit, le collectif et la revue. De nécessités individuelles puis d'une nécessité commune en réalité, partagée, à laquelle je souhaitais rendre hommage, à laquelle nous devons notre persévérance depuis 2003.
Apparemment, c'est l'effet contraire que vous avez retenu. J'en suis navré puisque je partage globalement vos propos en ce sens où "parler du monde c'est ça la poésie", c'est ça Dixit ; peut-être devriez-vous lire davantage les différents textes publiés dans les revues que les éditoriaux. Dans ces derniers, vos idées précises n'y sont pas satisfaites et ce n'est pas leur but.

je retiendrai "l'émerveillement et la peur", je suis d'accord ; j'ajouterai mécompréhension.

Anthony

collectif dixit a dit…

Et dans une structure associative et une revue sans financement, on s'applique à soutenir plus qu'à incarner.
Mais c'est une autre réalité, une autre mutation, pas la vôtre RS.

respectueusement,

Anthony.